jeudi 11 septembre 2008

les expressions qui tuent : "avoir vocation à"

Ici c'est plus génétique, ce n'est pas l'acquis, c'est l'inné. C'est un noble qui parle, enfin, quelqu'un qui s'estime supérieur, justement un aristocrate qui peut donc décider de l'avenir de lui, des autres ; c'est lui qui décide hein ! surtout pas les autres !

C'est l'astuce de cette expression, elle en appelle à un absolu qui transforme celui qui l'énonce en représentant d'un dieu dont il se fait le porte-parole ; donc interdiction de le mettre en cause surtout que tout est décidé par la naissance.

On a alors "vocation à". Un étranger pauvre et travailleur a vocation à mal terminer. Un riche escroc international a vocation à se faire soigner en France gratuitement. Vous allez repérer bien vite dans le discours des politiques ce tic de langage. Le capital a vocation a grossir indéfiniment grâce au travail ... des autres (excellent, non ?).

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